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Un atelier thématique marquant le démarrage effectif des activités du cadre de concertation État-secteur privé s’est tenu le lundi 26 janvier 2026 au Palais des congrès de Kara. Il a réuni des représentants de l’administration fiscale, des entreprises locales et des experts en fiscalité autour de l’amélioration des relations entre l’État et le secteur privé. Cette initiative lance un cadre permanent de dialogue destiné à favoriser des échanges réguliers et constructifs sur les questions fiscales.

Placée sous le thème « Construire une relation de confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara », la rencontre visait à instaurer une confiance durable entre l’administration et les opérateurs économiques. Les discussions ont permis d’identifier des pistes pour rendre les procédures plus transparentes, les démarches plus fluides et les interactions plus efficaces, tout en assurant un suivi régulier des préoccupations du secteur privé.

La fiscalité a occupé une place centrale dans les débats. Le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance entre contribuables et administration fiscale. « L’Office Togolais des Recettes doit percevoir uniquement les montants légalement dus : ni plus, ni moins », a-t-il déclaré, rappelant que le sentiment d’injustice fiscale est souvent à l’origine des tensions. Il a également souligné que la lutte contre la corruption demeure une priorité, avec des sanctions prévues aussi bien pour les agents fautifs que pour les entreprises impliquées.

Évoquant les réformes en cours, le ministre a mis en avant l’accélération de la digitalisation des procédures fiscales. « La digitalisation permet de limiter les contacts directs, de réduire les contestations et d’améliorer la transparence », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant les lenteurs actuelles du système informatique de l’OTR et en annonçant des améliorations prochaines. Il a aussi mentionné une réflexion sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment en matière de taxes locales, ainsi que le renforcement du dialogue avec le secteur privé avant l’adoption des lois de finances.

Les opérateurs économiques ont exprimé plusieurs préoccupations, notamment sur l’utilisation des plateformes numériques, les besoins de formation et certaines difficultés administratives. Ces points ont été pris en compte, avec des engagements pour un meilleur suivi des dossiers.

Qualifiant la mise en place du comité régional « d’invitation à l’action et à la responsabilité collective », le ministre a appelé les entrepreneurs, commerçants et investisseurs de la région à s’approprier ce cadre de dialogue. Le comité aura pour mission de faire vivre le dialogue public-privé au niveau local, de formuler des propositions et de promouvoir un climat de confiance durable entre l’État et le secteur privé.

De son côté, M. Moyeme Baniab, secrétaire exécutif du comité de concertation du secteur privé, a replacé l’atelier de Kara dans une dynamique nationale de renforcement du dialogue public-privé, soulignant que cette démarche s’inscrit dans la continuité des échanges déjà engagés dans d’autres régions du pays.

À travers cette initiative, la région de Kara s’affirme comme un espace de concertation renforcée, orienté vers des solutions concrètes au service du développement économique.

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