Le rideau s’est refermé samedi sur la 29e édition du festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Comme à l’ouverture, le président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré était au palais des Sports de Ouaga 2000 pour le clap fin. Les festivaliers tout comme les ouagalais se sont déplacés en masse pour le pic du Fespaco, c’est-à-dire la remise de l’Etalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux trophée du festival.
Le suspens était grand ; plusieurs prix ont été décernés dans une ambiance chaude comme les burkinabé savent le faire. Mais la préoccupation de tous à cette soirée, l’essentiel de ce que tout le monde attendait de savoir depuis une semaine, c’est « qui va remporter l’Etalon d’or de Yennenga ». Et enfin la nouvelle tomba : c’est le fim « Katanga, la danse des scorpions » qui l’emporte. Dani KOUYATE le réalisateur burkinabé du film « Katanga » repart donc avec 20 millions de franc CFA. Il s’est réjoui avec une fibre patriotique en dédiant son trophée au peuple burkinabé et aux combattants de la liberté qui sont au front. « La lutte est âpres, mais la victoire est certaine » a-t-il lancé comme un cri de guerre.

Il faut signaler qu’une partie du palmarès était connue déjà vendredi avec la remise de certains prix. Il s’agit notamment des prix ateliers de Yennenga, des prix spéciaux et quelques prix officiels. Le Togo a eu un prix pour cette édition grâce au réalisateur Marcelin BOSSOU qui a remporté le Prix Nour-eddine Saïl avec son film Broken drums. Il s’agit d’une bourse de 50.000 euros soit plus de 30 millions de FCFA. Cette bourse va permettre à Marcelin BOSSOU de poursuivre la postproduction de son film, c’est-à-dire le montage images et sons. M. BOSSOU est très content de ce prix pour une raison particulière ; « Je suis particulièrement très content parce que j’ai fait mes études cinématographiques au Maroc et un prix marocain qui vient couronner mon premier long-métrage que je suis en train de finir, et qui me donne l’opportunité de retourner à ma terre de naissance cinématographique, c’est tout un symbole, c’est toute une bénédiction pour moi » a-t-il déclaré.
Au finish le Burkina Faso a raflé environ les deux tiers des prix de cette 29e édition. La fête du cinéma et de la culture africaine FESPACO appartient donc désormais à l’histoire ; rendez-vous est pris pour la 30e édition du 29 février au 6 mars 2027.
Emile PAMAZI