Les responsables de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) sensibilisent les acteurs des secteurs les plus exposés aux risques de corruption.
La démarche se situe dans le cadre de ses actions de préventions et de lutte contre la corruption. L’institution a initié les 23 et 24 Juin 2025 un atelier de renforcement des capacités au secteur judiciaire, au Palais des Congrès de Kara. La rencontre a regroupé des greffiers en chef, secrétaires de parquets, administrateurs de prison et surveillants pénitentiaires de la cour d’appel de Kara.
Selon le président de la HAPLUCIA, Kimélabalo ABA: « Il s’agit pour nous d’amener ces acteurs a cernés les différentes formes de corruption, les causes et les conséquences pour les engager à combattre ce phénomène dans leur secteur. De les outillées des moyens techniques et judiciaires ainsi que de bonnes pratiques à développer et à mettre en œuvre pour prévenir les actes de corruption au sein de l’appareil judiciaire. De les inciter à développer la culture d’intégrité et surtout à observer les principes de probités, de neutralité, d’impartialité et de responsabilité dans l’exercice de leur fonction ».

La corruption est un fléau enraciné dans les sociétés et qui trouve ses causes dans un mélange complexe de faiblesse institutionnelle. Là où règne la corruption, les routes s’effondrent, les écoles ferment et les hôpitaux manquent de tout.
« Sur le plan judiciaire, lorsque le système est infecté par la corruption, c’est l’injustice qui s’étale, les justiciables ne peuvent pas avoir des procès juste et équitable. Sur le plan économie c’est la distorsion de la concurrence, les marchés publiques sont par exemple octroyées aux sociétés qui sont prêtes à rétrocéder des commissions à leur bienfaiteurs. Sur le plan social, nous pouvons citer l’extrémisme violent puisque lorsque les jeunes n’ont plus de repères, ils sont prêts à regagner les groupes terroristes. Sur le plan environnemental, vous pouvez constater la déforestation, parce que ceux qui sont censés protéger l’environnement sont soudoyés et donc facilitent la coup des arbres qui sont nécessaires à la protection de la biodiversité », a-t-il précisé.

Dénoncer la corruption, c’est protéger l’économie. Rappelons que l’atelier de Kara intervient après celui de Lomé.
Chantal AKAYA, Salomé AMEVO et ATADEGNON Emédéssê