Les participants au FESPACO c’est aussi des partenaires. L’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a dressé en marge du FESPACO 2025, un bilan du financement des films africains. L’occasion a permis de former davantage les acteurs du cinéma africain.
Comment un producteur doit-il booster son film pour une parfaite visibilité ? L’OIF a répondu à la question à travers une conférence sur le marketing numérique. Le succès d’un film dépend en grande partie de la façon dont il est lancé, son premier contact avec le public. C’est une étape cruciale qu’il faut réussir. Il faut créer l’attente avant la sortie, maximiser l’impact pendant la sortie et maintenir la longévité après le lancement du film. Julien CONGELOSI, PDG de l’Agence de communication digitale YesWeCange a échangé longuement avec les acteurs du cinéma africain sur la question. Pour lui, il n’est plus possible aujourd’hui de faire quoi que ce soit de sérieux en dehors du digital. « Pour l’industrie du film, il est important aujourd’hui d’intégrer dès la production du contenu, une stratégie digitale de découvrabilité pour permettre aux communautés de pouvoir consommer vos contenus. Et ça, pour un producteur de films, il doit l’intégrer en amont ». Le réalisateur doit dans sa stratégie faire en sorte que tout le monde, même la diaspora, soit informé du contenu cinématographique qui sera disponible. Aux réalisateurs togolais, M. CONGELOSI a conseillé de mettre en place dès maintenant une stratégie digitale pour promouvoir leur contenu et la culture togolais au niveau continentale et international. « On est aujourd’hui dans une ère de rupture ; tout se passe sur le digital ; la façon de consommer, de vivre, de draguer même est influencée par les canaux numériques ; donc il y a une vraie importance d’être présent sur le web, les réseaux sociaux », a conclu le CEO de YesWeCange.

Il est donc nécessaire que les réalisateurs utilisent les réseaux sociaux pour booster leur production, mais attention, il faut également protéger son contenu contre les revers du numérique.
Parlant du soutien de l’OIF au cinéma africain, il faut signaler que depuis 1990, l’organisation a financé plus deux mille projets de films en Afrique. Le Togo notre pays a bénéficié aussi de ce soutien selon KOUTOM Essohanam, Directeur du Centre National du Cinéma et le l’Image Animée ( CNCIA) le confirme. Il y a d’abord deux cinéastes dont les projets ont reçu le soutien de l’OIF. Il s’agit notamment de Cinéma Numérique Ambulant conduit par Joel TCHEDRE, qui va permettre d’animer des ateliers de formation à travers les pays. Dans ce cadre le Togo va accueillir deux ateliers de formation sur le cinéma numérique en plus des séances de diffusion. Le second bénéficiaire est Mle AMOUSSOU Essivi, qui a été soutenue après un pich l’année passée. « Le troisième projet c’est le soutien accordé au Togo pour le développement de la stratégie du cinéma togolais. Nous avons élaboré cette stratégie en décembre dernier avec le soutien de l’OIF ; voilà l’OIF vient de nous dire devant tout le monde que désormais nous faisons partie des fonds qui sont soutenus par l’OIF » a déclaré M. KOUTOM.
Fonds Image de la Francophonie, Fonds Francophonie TV5Mondeplus, Prix Filmmac, et bien d’autres sont des dispositifs de l’OIF en faveur du cinéma en Afrique.
Emile PAMAZI