Le projet « Vivre Ensemble et s’Epanouir » (VIEE) exécuté par Catholic Relief Services (CRS-Togo) en collaboration avec le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP-Togo) dans les régions des Savanes et Centrale achève sa phase de mise en œuvre le 31 décembre 2025.
Ce projet a été lancé dans un contexte où l’extrémisme violent menace la cohésion sociale et la stabilité des communautés. Reconnaissant que la prévention de cette problématique complexe nécessite une approche multiple, ce projet a cherché à renforcer la résilience des jeunes et femmes tout en promouvant des valeurs de paix et de cohésion sociale.
Une cérémonie de clôture dudit projet a eu lieu le 25 décembre 2025 à Sokodé pour le compte de la région Centrale. Elle a été présidée par le Secrétaire Général du ministère de la justice et des droits de l’homme, Anathère TALIM, représentant le ministre de tutelle. C’était en présence des préfets de Tchaoudjo, Timbiandja Yendoukoa et de Tchamba, El Hadj Issaka Laguebande, des bénéficiaires du projet des représentants des institutions étatiques et ceux du CEJP-Togo et du CRS-Togo.

« CRS a mené une analyse approfondie sur le terrain et cette analyse a révélé les facteurs qui sont à l’origine des conflits et des radicalisations. Il a été relevé que la gouvernance au niveau communautaire et les relations entre les institutions, les autorités et les populations sont fragilisées. Au niveau vulnérabilité économique, nous avons également constaté qu’avec la montée de l’extrémisme, l’accès aux services et aux ressources s’est accentué d’où la pertinence du projet de renforcer la cohésion inclusive », a déclaré Madame Estelle Abidé DJAMAH, gestionnaire du projet VIEE.
Les activités marquant la fin dudit projet ont été couplées de la remise de kits d’équipements aux jeunes et femmes bénéficiaires.
« La majorité des équipements offerts sont entre autres ; des égreneuses de maïs, de riz et des moulins à grain. Au niveau des jeunes, nous avons des tricycles, de machines selon le corps de métiers : la couture, la coiffure, l’artisanat. Chacun de son côté a reçu ce qu’il faut pour démarrer son plan d’affaires », a précisé Madame Estella Abidé DJAMAH.
Les résultats obtenus au cours de ces 24 mois de travail témoignent d’une amélioration significative des relations communautaires, ainsi que d’une meilleure prise de conscience des enjeux liés à l’extrémisme violent. Les participants ont exprimé un sentiment renouvelé d’appartenance et une volonté collective de construire un avenir pacifique, loin de toute forme de violence.

« Grace au projet VIEE, j’ai reçu un équipement qui va beaucoup m’aider dans mes activités, je vais pouvoir travailler paisiblement, économiser et acheter d’un jour à l’autre d’autres équipements pour les jeunes afin de réduire considérablement la pauvreté et le chômage », a laissé entendre un bénéficiaire.
La fin de ce projet marque non seulement un temps de réflexion sur les avancées réalisées, mais aussi une invitation à poursuivre les actions en faveur d’un avenir pacifique et solidaire. Les leçons tirées de cette expérience doivent servir de fondement pour de futures initiatives visant à promouvoir la résilience et la cohésion sociale, essentielles à la paix durable.
OUTOUN Napo