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Le sommet sur l’innovation en matière d’énergie nucléaire pour l’Afrique (NEISA 2026) s’est ouvert le 19 mai à Kigali, au Rwanda, autour du thème : « Énergiser l’Afrique pour l’avenir : transformer l’ambition nucléaire en réalité investissable ». À cette occasion, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour une approche africaine concertée du nucléaire civil afin de renforcer la souveraineté énergétique du continent. En présence notamment du Président rwandais Paul Kagame, de la Présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan et du Directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, le dirigeant togolais a souligné que la croissance démographique, l’industrialisation et la numérisation des économies africaines nécessitent une énergie stable, décarbonée et compétitive. Selon lui, les énergies renouvelables restent essentielles, mais ne suffiront plus à elles seules à soutenir les ambitions industrielles africaines. Il a ainsi présenté le nucléaire civil, notamment les petits réacteurs modulaires et les microréacteurs, comme une solution crédible pour accompagner le développement du continent. Le Président du Conseil a également mis en avant les avancées du Togo dans ce domaine, notamment l’adoption d’une loi sur l’usage pacifique du nucléaire, la création d’un Commissariat à l’énergie atomique en 2025 et l’exploration de microréacteurs pour les zones hors réseau. Appelant à une coopération continentale renforcée, Faure Essozimna Gnassingbé a plaidé pour l’harmonisation des régulations, la mutualisation des compétences et la mise en place de mécanismes africains de financement du nucléaire. Il a aussi insisté sur la formation des jeunes Africains aux métiers du nucléaire afin de bâtir une expertise locale durable. Le Président rwandais Paul Kagame a salué l’engagement du Togo et confirmé que la prochaine édition du sommet NEISA se tiendra à Lomé.

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