11 minutes

La loi de finances pour l’exercice 2026 a été adoptée à l’unanimité le 23 décembre 2026, lors de la 3ᵉ séance plénière de la 2ᵉ session ordinaire du Sénat, à Lomé.

Par ce vote, la seconde chambre du Parlement ouvre la voie à la mise en œuvre de la politique économique du gouvernement dans le cadre de la 5ᵉ République, consolidant ainsi le rôle du Sénat comme espace de décision et de réflexion sur les grandes orientations budgétaires du pays.

Le ministre des Finances et du Budget, Essowé Georges Barcola a salué la qualité des débats et l’esprit de responsabilité qui ont marqué les travaux, confirmant ainsi le rôle stratégique du Sénat dans notre Vème République comme espace de réflexion, de décision et de convergence des idées.
La session a été conduite sous la présidence de Barry Moussa Barqué, dont la direction des travaux a été unanimement saluée. Pour le président du Senat Barry Moussa Barqué « Ce moment marque une étape décisive dans l’évolution institutionnelle de notre pays. Il affirme la maturité de notre démocratie et notre engagement collectif en faveur de la bonne gouvernance »
Dans un contexte international marqué par un ralentissement de la croissance mondiale, des tensions géopolitiques persistantes et un durcissement des conditions financières, le Togo affiche des perspectives économiques solides.
La croissance est attendue à 6,5 % en 2026, avec un PIB nominal projeté à 7 595,1 milliards de Fcfa. L’inflation resterait contenue à 0,7 %, tandis que l’endettement public demeurerait en dessous du seuil communautaire de 70 %.
Le budget 2026, premier de la 5e République, s’équilibre à 2 751,5 milliards, en hausse de 14,8 % par rapport à 2025.
Deux priorités ont guidé son élaboration : le renforcement de la mobilisation des ressources internes et la rationalisation des dépenses de fonctionnement, afin de dégager davantage de marges au profit des dépenses sociales, qui représentent près de la moitié des crédits budgétaires.
La loi de finances introduit également plusieurs mesures fiscales et sociales importantes, dont l’exonération de TVA sur les produits locaux de l’élevage et de la pêche, un crédit d’impôt pour l’emploi des personnes en situation de handicap, ainsi que des facilités pour les marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Les allègements fiscaux sur les véhicules neufs sont par ailleurs reconduits.
Ce budget traduit, selon le gouvernement, la volonté de bâtir une économie plus résiliente et inclusive, tout en respectant les engagements communautaires, notamment la réduction du déficit à 3 % du PIB en 2026.
Dans cette dynamique, l’exécutif réaffirme son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la transparence et de la discipline budgétaire, sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, avec l’ambition de faire de 2026 une étape décisive pour le développement économique et social du pays.
Le projet sera soumis au vote des députés dans les prochains jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *