La quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année s’est tenue le lundi 22 décembre 2025 au siège de l’Assemblée nationale. Présidée par le Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, et en présence des commissaires du gouvernement, notamment Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget, et Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, cette séance a permis aux députés d’adopter, à la majorité absolue, le projet de loi de finances rectificative, exercice 2025.
Le projet de loi de finances rectificative, exercice 2025, approuvé par la représentation nationale, est projeté à 2.436 milliards de francs CFA en charges et en ressources contre 2.396,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA.
Le projet de loi de finances rectificative, exercice 2025, est élaboré dans le respect des principes de sincérité budgétaire et de transparence dans la gestion des finances publiques édictés par les dispositions de la loi organique relative aux lois de finances du 27 juin 2014 en ses articles 5, 47 et 48.
Ce projet selon le gouvernement, repose sur trois raisons principales. La première concerne la réduction des crédits non consommés. Certains projets n’ayant pas été achevés, il est apparu nécessaire de revoir à la baisse les dotations correspondantes afin de garantir la sincérité du budget. La deuxième raison tient à la prise en compte de nouveaux besoins urgents, notamment en matière de sécurité. La réduction des crédits non utilisés a ainsi permis de dégager des marges budgétaires pour renforcer le financement de secteurs jugés prioritaires, en particulier celui de la sécurité. La troisième raison relève du respect des exigences prévues par la loi organique relative aux lois de finances. Dans un souci de transparence et de sincérité budgétaire, le gouvernement était tenu de présenter une loi de finances rectificative afin de tenir compte des évolutions intervenues en cours d’exécution.
S’agissant des principaux indicateurs de ce projet de loi de finances rectificative, le taux de pression fiscale est fixé à 14,7 %. Le ratio masse salariale/recettes fiscales s’établit à 34,6%. Ce collectif budgétaire a également contribué à la maîtrise de la dette publique, dont le niveau demeure inférieur à la norme communautaire de 70 % du produit intérieur brut. Le taux de croissance est projeté à 6,2%. Le budget rectificatif voté respecte ainsi les critères en vigueur en matière d’endettement. En définitive, le collectif budgétaire 2025, à l’instar de la loi de finances initiale, renforce la priorité donnée aux dépenses sociales qui absorbent 50,8 % des dépenses budgétaires, soit 679,8 milliards de francs contre 49,6 %, soit 659,3 milliards de francs dans la loi initiale.
Après cette étape de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances rectificative, exercice 2025 sera étudié par le Sénat avant son adoption définitive par l’Assemblée nationale.