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Le hadj est une période de grande spiritualité  qui mobilise des millions de   musulmans. Le point culminant du pèlerinage  c’est le  stationnement à Arafat, mont à partir duquel le prophète Mohamad a prononcé son dernier sermon. C’est un moment de grand rassemblement propice qui peut créer des soucis de santé. Que doit faire  le pèlerin  pour supporter les difficultés et quelles sont les dispositions prises par le Togo pour maintenir les pèlerins en bonne forme ?  Le Professeur MOUMOUNI Abd-El Kader, chef d’équipe  « santé » au sein de la  délégation officielle togolaise au hadj 2024 donne des conseils.

 « C’est un jour spécial où on doit pouvoir  composer avec le climat,  le soleil ;  donc il s’agit essentiellement de s’hydrater. Il faut  prévoir assez d’eau. Tous sont venus pour le hadj, on n’a pas le choix on doit s’adapter à cette foule et aux physiques que cela demande. Il faut de la patience et de  la compréhension pour pouvoir intégrer le groupe et suivre le mouvement doucement afin que chacun puisse exécuter correctement le rite du pèlerinage. »

Une équipe médicale accompagne les pèlerins. Depuis leur arrivée en Arabie Saoudite, ce personnel médical  a assuré la prise en charge de plusieurs cas de maladies selon le Professeur MOUMOUNI Abd-El Kader.

 « Il y’a quand même pas mal de cas que nous prenons en charge allant de ceux qui ont des brulures  aux pieds  pour avoir marché pied nu sur le  carreau et du marbre surchauffés par le  soleil aux cas de diarrhée,  de rétention aiguë d’urine qui ont nécessité une prise en charge urgente. C’est normal, Il y a 2.400 personnes c’est toute une population et on doit avoir toutes les pathologies qu’on a classiquement en situation normal et ajouté  à cela la  fatigue due au décalage horaire,  au vol long et aussi des cas de paludisme parmi  ceux qui n’ont pas fait la consultation pré hadj qui ont été rapidement pris en charge »

Le retour aux sources de la foi en Allah se déroule sans difficultés majeures pour les pèlerins du Togo en ce qui concerne le domaine de la santé.

 Yasmine ADOKO

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